De Tours
au
Musée de l'Air


Et voilà le résultat de 8000 h. de travail effectué par un groupe de passionnés !!!
Le Spitfire entièrement restauré et repeint est la vedette de la fête de la Saint-Eloi, patron des mécaniciens, en mai 1978 sur la base aérienne. 

 
Le commandant Sider en compagnie d'une "figure" de l'aviation : Monsieur Georges Détré, vainqueur de la Coupe Deutsche en 1933 sur le Potez 53, puis pilote d'essais sur Dewoitine 520 et sur Spitfire français à la fin de la guerre. J'ai eu la chance de rencontrer ce pilote prestigieux à Paris et de l'emmener avec moi participer à cette fête. A cette occasion, Monsieur Détré avait préparé toute une procédure écrite des essais en vol à effectuer sur Spitfire pour l'homologation "Bon de vol". Je conserve précieusement un exemplaire signé de cette procédure.

 
Afin d'entretenir tout ce travail, le major Gibierge effectue un tour de chauffe du moteur et un contrôle de tous les équipements une fois par semaine avec le Spit. 

 
Quelle chance d'avoir eu ce jour-là un temps si magnifique !!!
Mes oreilles se souviennent encore du rugissement du moteur à pleine puissance...

 
Le Spit au repos inspire tout de même beaucoup de respect. Au premier plan on distingue encore le revêtement de tôles perforées installé au sol après la Seconde Guerre Mondiale.

 
Le Spit fait désormais partie de toute attraction sur la base aérienne. Un pilote s'entraîne au roulage de la machine devant une foule d'admirateurs.

 
Magnifique profil de "la bête" au roulage devant un des anciens hangars datant de la Seconde Guerre Mondiale.

 
Automne 1978, le Spit est amené au Musée de l'Air par camion et remonté par l'équipe de passionnés sur la base aérienne de Dugny. Le Musée ayant refusé le transfert par la voie des airs. L'avion effectue son dernier tour de chauffe sur le tarmac face aux hangars du Musée. Le Rolls-Royce Packard "Merlin" ne chantera plus...

 
Tout d'abord placé à la place du P-47 près de l'ouverture des portes pour effectuer d'éventuels tours de chauffe du moteur, le Spit est très vite mis à la place d'un Morane-Saulnier 317 étant donné l'absence de temps et de personnel pour perpétuer le travail entreprit avec passion par les mécanos de Tours. Grâce au Spit et à mon travail effectué durant mon service militaire, je suis embauché au Musée de l'Air dès mon retour à la vie civile. C'est avec joie et un peu de tristesse tout de même, car il ne volera plus, que je suis sur place pour accueillir "mon" protégé. 
A cet emplacement, je pris sur moi de stocker, seul, le moteur en longue durée et de réaliser un polissage complet de l'avion. Plus tard en 1985, il subit quelques dégâts occasionnés par l'effondrement d'une masse d'eau contenue dans les bâches de protection anti-poussières placées au-dessus de lui, le fuselage allant percuter le pylône placé à droite du fuselage, mais l'avion n'a jamais été réparé.

 

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Copyright © Philippe Osché