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Dans cette rubrique, nous souhaiterions vous faire partager notre
histoire d'amour qui sort tout de même de l'ordinaire. Nous avons tous
notre destin, on ne peut pas lutter contre ça. Ce qui doit se faire
se fera. Il faut simplement savoir profiter des opportunités que la
vie nous réserve et avoir suffisamment d'audace pour tout risquer ! Ma compagne Elle passait beaucoup de temps avec sa fidèle amie Michèle à se promener derrière notre immeuble dans l'espoir de m'apercevoir. La bénéficiaire de ce petit manège était la chienne de Michèle Bella qui avait droit à de nombreuses promenades. Libéré de mes obligations militaires dans l’aviation à
Nous sommes allés nous balader en mobylette et notre premier
baiser eut lieu au bord du lac de Grigny le samedi 28 mai suivant. Elle
avait 16 ans 1/2, alors que j'allais sur mes 21 ans. Etant encore mineure,
nous dûmes faire preuve de patience durant de longs mois avant de pouvoir
consommer notre union. Une autre époque... Colette était très amoureuse, me suivait partout, m'accompagnait
toujours au Musée de l'Air du Bourget
où je travaillais comme guide technique. Elle me suivait encore lorsque
j'allais retrouver les copains à La Ferté-Alais chez Jean Salis où j'ai été bénévole durant cinq
ans sur ses vieux avions. Mes parents l'adoraient et la considéraient comme une fille de
Colette était très timide, effacée et acceptait tout, au point
de passer des heures à me regarder faire mes maquettes d'avions en attendant
que je veuille bien m'occuper un peu d'elle. De mon côté, ma trop grande
jeunesse d'esprit ne m'a pas permis de me rendre compte que cette soumission
était la preuve d'un amour démesuré et que j'avais la chance unique
de connaître une jeune fille qui m'aimait avec une si grande intensité
que jamais je ne vivrais plus.
En mai 1980 pour la préparation des avions en vue du meeting
aérien annuel de la Pentecôte chez Jean Salis, je faisais la connaissance
d'un groupe de passionnés suisses qui étaient là pour nous prêter main
forte. Parmi eux, je faisais la connaissance d'une jeune femme que je
voyais pour la première fois entrain de décaper les volets d'un T-6.
Je l'ai revu en Suisse à Ecuvillens lors d'un meeting où j'ai
eu la chance de pouvoir voler en Breguet XIV avec comme pilote mon ami
feu Christian Bove décédé le 13 juillet 1986 à bord du Dewoitine D-520
du MAE. Sa maturité et sa passion pour les avions m'ont attiré et je
délaissais Colette pour mon plus grand malheur, l'avenir allait très
vite me le démontrer !
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