Nos retrouvailles  

                                                                                            

Nous en étions là de nos vies respectives en ce 27 décembre 2006, lorsque Colette, dans un moment de détresse après la disparition de son chat Simba, eut l'idée d'inscrire mon nom sur le moteur de recherche Google d'internet. Quelle ne fut pas sa surprise de voir afficher plusieurs liens concernant des pages de sites consacrés à l'aviation portant mon nom ! Pour elle, pas de doute, cela ne pouvait être que moi.

C'est ainsi que de mails en téléphones, nous nous sommes très vite rendus compte que l'étincelle de l'amour brûlait toujours en nous. Nous souhaitions nous revoir au plus vite afin de s'assurer que nous ne vivions pas uniquement avec une icône du passé et qu'il fallait absolument se parler dans les yeux, se toucher et concrétiser nos retrouvailles.

Plusieurs dates furent envisagées pour se retrouver, mais devant l'impatience de la revoir, je m'organisais pour monter en région parisienne le vendredi 12 janvier 2007, le coeur en émoi de la serrer à nouveau dans mes bras car je ne doutais pas un seul instant de la suite de cette visite si rapide.

Quelle passion alors qu'enfin nous étions à nouveau réunis, nos coeurs battaient à l'unisson et notre première étreinte fut des plus passionnée. A aucun moment, j'ai eu le sentiment d'une quelconque trahison envers celle qui partageait ma vie jusqu'à présent, au contraire, j'avais la conviction que je reprenais ma vie là où je l'avais laissé 27 ans auparavant.

Que d'émotions durant ce formidable week-end où Colette me fit le plaisir de me ramener sur tous les lieux de notre première liaison et notamment le lac de Grigny où nous échangèrent notre premier baiser près de 30 ans auparavant.

 

Sans aucune hésitation, ma décision était prise, je savais dès cet instant que j'allais tout faire pour lier à nouveau ma vie à celle que j'aimais depuis si longtemps et que la vie venait de remettre sur ma route.

 

De retour dans le Bugey le dimanche 14 janvier au soir, je faisais part dès le lendemain matin à ma femme de ma décision de tout quitter pour vivre désormais avec celle que j'aimais depuis si longtemps en secret.

Il était inconcevable pour moi de vivre dans la duplicité quelles que puissent être les difficultés à venir, mon avenir était tout tracé et je reprenais mon destin en mains.

On se revit le 26 janvier sur le quai de la Gare de Lyon où Colette était venue m'attendre pour passer notre deuxième week-end ensemble. Les heures étaient si courtes que nous décidions de repousser mon retour dans l'Ain au lundi matin.

La séparation fut douloureuse, mais je savais maintenant que mon avenir serait de partager sa vie pour le restant de mes jours et qu'il ne me restait plus beaucoup de jours à attendre pour la rejoindre définitivement.

Enfin le 9 février suivant, je pus venir m'installer auprès de celle dont mon destin était lié pour la vie !

 


Saint-Champ dans l'Ain, le 18 février 2007.

 

 

 

 

 

 

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