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Ma vie sans lui |
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En 1981-82, je revis Philippe quelques fois dans le train qui
allait à Paris. Je me rendais à mon travail et partait bien plus tôt pour
l'apercevoir, tandis qu’il allait travailler au Musée. Notre dernière entrevue
eut lieu au Bourget, un week-end où je le retrouvais au Musée. Il me proposa
une aventure que je déclinais et c'est ainsi que se finit notre histoire. J’eus beaucoup de mal et souffris énormément de cette
séparation définitive. Pour me changer les idées et tenter d'oublier,
j’écumais les boîtes de nuit de la région avec des amis et ma sœur
Sylvie. De flirts en aventures sans lendemain, je fis la connaissance
d'Alain, un jeune homme de ma région. On s’est rencontré à l'Embassy Club par l'intermédiaire
de son frère Thierry avec qui je voulais sortir, mais il était intéressé
par ma sœur Sylvie, alors pourquoi pas Alain. Nous sommes sortis
ensemble en avril 1983 et je me suis retrouvé enceinte en août sans
le savoir pendant 3 mois ½. Je l'ai laissé tomber en septembre, mais
après avoir fait une dépression, je suis retourné avec lui.
Je l'ai appelé Ophélie en souvenir de Philippe, dont le souvenir
restait si vivace en moi. A l'époque où nous étions ensemble, nous écoutions
Hamlet de Johnny Hallyday et nous avions convenu le premier de nous
deux qui aurait une fille l'appellerait Ophélie. J'ai tenu parole, mais
je n'avais pas osé pour la première de nos filles.
En 1991, j'ai retrouvé du travail à côté de chez moi, je me suis
aperçu que je n'avais plus d'amour pour Alain. Je me rendais compte
aussi que je pouvais encore plaire aux hommes, qu’il y avait autre
chose que la simple vie de couple sans amour. Nous n’avions pas
beaucoup de points communs, la vie avec le père de mes filles ne m'apportait
plus rien, j'ai donc décidé de divorcer en 1994. Je vécu diverses aventures
sans avenir certain. J'ai pas mal galéré durant toutes ces années et
j’ai le sentiment d’avoir perdu beaucoup de temps. Le hasard de la vie a voulu que
je rencontre Th. en janvier 2000, lui aussi à l’Embassy Club que
je continuais de fréquenter de temps en temps avec des amies. C’était
un garçon beaucoup plus jeune que moi, mais qui paraissait plus âgé.
Il y eut des hauts et des bas, et ce qui n’arrangeait rien, il
ne s'entendait pas avec mes filles, il manquait singulièrement de maturité.
Ces dernières années, il prit
pour habitude de vouloir faire des break dans notre relation. De fait, il
décidait de ne plus se voir pour des périodes plus ou moins longues.
C’était vraiment très difficile à vivre et je sentais bien que notre
relation n’avait rien de solide. Il ne savait pas ce qu'il
voulait, la différence d'âge lui causait un vrai problème. Il disait toujours
qu’il souhaitait avoir des enfants mais avec une femme plus jeune, ce
qui ne l’empêchait pas de continuer à partager ma vie. Nous sommes
restés ensemble pendant sept ans, en vivant chacun chez soi. En novembre 2006, il voulut faire
encore un break et je me retrouvais à nouveau seule pour mon plus grand
soulagement. Le mois suivant, je perdis mon petit chat Simba
alors que je l’emmenais chez ma mère pour le week-end. Il s’enfuit
de mes bras au bas de son immeuble et je ne le revis jamais. J’étais
désespérée, au bord de la dépression, quand pour la énième fois et sans
grande conviction, je fis une recherche sur Google pour tenter de retrouver
la trace de Philippe. Audrey et Alya sa fille
en 2008 Ophélie en 2007 En tapant son nom sur internet,
je suis arrivée sur de nombreux liens indiquant son nom. Finalement, en
affinant ma recherche, je découvris qu’il avait un site sur
l’aviation et qu’il avait écrit des livres sur sa passion. Plus
de doute, il s’agissait bien du Philippe que j’avais connu trente
ans auparavant et qui avait conservé sa passion pour les avions anciens. Je me hasardais à lui envoyer
un message juste pour avoir de ses nouvelles, sans être assurée d’une
quelconque réponse ni sans aucune idée de ce que j'allais vivre.
Quelle ne fut pas ma joie lorsque je découvris sa réponse dès le lendemain ! |